jeudi 2 mars 2017

L’impasse guerrière du quinquennat Hollande

L’impasse guerrière du quinquennat Hollande

Mercredi, 1 Mars, 2017
L'Humanité

Dans la droite ligne de son prédécesseur, l’hôte de l’Élysée a multiplié les interventions militaires en Afrique  et au Moyen-Orient, au nom de la porosité entre objectifs de sécurité intérieure et extérieure. Au risque de l’enlisement.
Quelques mois seulement après son arrivée à l’Élysée, François Hollande endossait l’uniforme de chef de guerre, en entraînant la France dans une expédition censée débarrasser le Mali du péril djihadiste. Cinq annés plus tard, l’opération « Barkhane », étendue à toute la bande sahélo-saharienne, a renforcé l’emprise militaire française sur les terres de ses ex-colonies d’Afrique. Sans apporter de réponse politique, diplomatique, économique aux crises provoquées dès 2011 dans la région par les répliques de la guerre de Nicolas Sarkozy en Libye. De l’Afrique au Moyen-Orient, le quinquennat de François Hollande fut celui d’une fuite en avant guerrière, sans horizon diplomatique. Au nom de la sécurité intérieure, l’hôte de l’Élysée a multiplié les opérations extérieures, recyclant la rhétorique de la « guerre contre la terreur ». Au risque d’attiser les crises et d’exposer partout la France à l’enlisement. Lire l'article complet

Le PCF n'abandonne pas la bataille du rassemblement

Le PCF n'abandonne pas la bataille du rassemblement

Pierre Duquesne
Mercredi, 1 Mars, 2017
Humanite.fr

Le Parti communistes français a invité mardi à la Bellevilloise les principales forces de gauche à débattre de la finance internationale afin de travailler les convergences au-delà de la question des candidatures.
Pierre Laurent et le PCF ne lâchent pas l'affaire. Mardi soir, à la Bellevilloise à Paris, ils ont poursuivit le combat pour le rassemblement de la gauche, à l'occasion des deuxièmes Rencontres nationales de la campagne du PCF. Une construction par le bout des candidatures étant « compliquée », le secrétaire national du PCF a proposé d’y parvenir par « le biais des idées et des propositions », en invitant les principales forces de gauche à débattre autour de ce mot d’ordre : « Notre ennemi, c'est toujours la finance ! ».

« La question sur laquelle on ne parvient pas à s’entendre, c’est celle de l’Europe »

« La loi de séparation bancaire a été la première prise de conscience du fait que François Hollande avait déjà renoncé à faire de la finance son ennemi », estime d'emblée Eva Sas, députée EELV, soulignant les « combats communs » menés pendant cinq ans avec le frondeur Pascal Cherki (PS) et Nicolas Sansu (PCF), avant de dénoncer la pénétration des lobbys financiers au plus haut niveau de l'Etat. Il y a « de nombreux points de convergences », reconnaît la représentante de la France insoumise, Jeanne Chevalier. Mais « à moins de 60 jours de la présidentielle, la question sur laquelle on ne parvient pas à s’entendre, c’est celle de l’Europe, et elle a tout à voir avec l’argent et la puissance de la finance», mesure-t-elle, projetant la recomposition de la gauche à partir de la fracture née du « débat sur le Traité constitutionnel européen ». « Il faut que l'on se donne les moyens de négocier en se donnant un Plan B », rappelle-t-elle.
Ça tombe bien, Pascal Cherki, proche de Hamon, a voté contre ce traité. Mais il appelle à construire l'avenir plutôt que de regarder le passé, se remémorant au passage que seuls les communistes s'étaient prononcés contre le traité de Maastricht, à l’époque, avant que d’autres forces n’évoluent sur le sujet. La victoire de Benoît Hamon est, pour lui, le signal que la « page a été tournée » au PS. Pour le reste, il a répété, pour preuve de bonne foi, que le premier déplacement de Hamon s'est fait au Portugal, et non en Allemagne, et qu'il n'y aura pas de solution qui ne soit pas européenne. « Ce n’est pas une unité de façade qui permettra de battre Marine Le Pen, mais la mise au cœur du débat de la question sur laquelle la gauche a échoué, analyse Pierre Laurent. Et c’est sur la question de la finance qu’elle a échoué, comme elle échoue depuis trente ans à chaque fois qu’elle est confrontée à l’exercice du pouvoir. Il n'y aura donc pas de succès de la gauche si nous n’organisons pas la reprise du pouvoir sur la finance. »

« Rien ne se fera sans intervention populaire »

Les convergences semblent nombreuses dès lors que les participants abordent la question de la Banque centrale européenne, dont les économistes Frédéric Boccara et François Morin ont souligné l’importance. Même chose pour les conséquences du CICE et du crédit impôt recherche, ce gâchis d’argent public mis en lumière par la sénatrice PCF Marie-France Beaufils. Idem encore sur la question de la rémunération du capital bien plus haute que celle du travail. La proposition de COP fiscale, avancée par le député PCF Alain Bocquet, sur le modèle des grandes conférences environnementales mondiales a aussi un certain succès, repris par plusieurs intervenants à la tribune. Si nous avions commencé à « discuter d'un contrat commun avant de discuter des uns et des autres, cela aurait été plus facile », note Pierre Laurent. Les échanges entre forces de gauches, qui sont « toutes légitimes », doivent être « publics, clairs, transparents », ajoute-t-il. « Moi, je refuse que tout le monde soit otage d’un débat où il y a deux solutions : ou le ralliement, ou se tourner le dos et se retrouver après la catastrophe. Des millions de Français attendent de nous voir débattre », poursuit le secrétaire nationale du PCF. « Rien ne se fera sans intervention populaire », souligne aussi Françoise Davisse, réalisatrice du documentaire Comme des Lions, sur la lutte des salariés de PSA d'Aulnay-sous-Bois, dont l’usine a été fermée dans le seul but de faire encore plus de profits financiers. « Il ne suffira pas d’avoir un programme, des points d’accords, et les meilleurs propositions communes », poursuit-elle. La question, c'est aussi ce qu'il se passe après l'élection. Car si François Hollande a renoncé, c'est peut être parce que « plein de gens ont intégré l’idée que la lutte, ça ne marche pas, ça ne sert à rien ». Pour gagner, il faut créer du « rapport de force. Il faut bien autre chose que des élections », conclut-elle.

« Il faut dire aux gens que nous allons continuer le combat avec eux »

Un soir électoral ne pourra pas tout changer, reconnaît Pierre Laurent. Mais toutes « les grandes conquêtes sociales dans notre pays ont allié grandes mobilisations sociales et victoires électorales ». Et l'on ne part pas de rien, selon le communiste : il y a eu la mobilisation contre la loi travail, entre autres, et l’élimination de Manuel Valls après le renoncement de François Hollande. « Dans les entreprises, comme dans le processus électoral, il faut permettre aux citoyens, travailleurs, salariés, de reprendre les pouvoirs. Il faut dire aux gens que nous allons continuer le combat avec eux », insiste-t-il. « Il y a des obstacles pour construire dans le peu de temps qu'il nous reste des alliances, des rapports de forces électoraux. Mais si nous faisons dans tous le pays des débats de ce genre, si nous multiplions des Bellevilloises comme ce soir, si nous encourageons les forces citoyennes à entrer dans le débat sans rester spectateurs de la vie politique, nous pourrons lever des obstacles et changer la situation dans les huit semaines qui viennent. Car beaucoup de choses peuvent encore se jouer ! »

Colombie. Les guérilleros des Farc commencent à déposer les armes

Colombie. Les guérilleros des Farc commencent à déposer les armes

avec afp
Mercredi, 1 Mars, 2017
Humanite.fr

Les Farc, principale guérilla de Colombie, entament ce mercredi leur désarmement qu'ils devront avoir terminé fin mai, point essentiel de l'accord de paix signé avec le gouvernement pour mettre fin au plus vieux conflit d'Amérique latine.

C'est une "nouvelle historique pour les Colombiens", s'est réjoui sur Twitter le président Juan Manuel Santos, récemment récompensé de ses efforts de pacification par le prix Nobel de la Paix. Le chef des Farc, Rodrigo Londoño (dit "Timochenko"), a célébré, sur le même réseau social, cette étape comme la "condition nécessaire pour parvenir à la paix", assurant que la guérilla y participe "avec enthousiasme".
L'accord de paix, signé le 24 novembre à l'issue de quatre ans de négociations délocalisées à Cuba, prévoit que les guérilleros déposent progressivement leurs armes dans un délai de 180 jours à partir du 1er décembre, un processus supervisé par les Nations unies. Ils devront donc avoir terminé "le 29 mai prochain" au plus tard, a indiqué l'ONU dans un communiqué, saluant "le consensus des parties pour débuter sans tarder le processus d'abandon des armes". Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), plus ancienne et importante guérilla du pays, issue en 1964 d'une insurrection paysanne, comptent encore officiellement près de 7.000 combattants. Mercredi, ils auraient dû remettre déjà 30% de leur arsenal, selon le calendrier établi dans l'accord de paix. Mais les opérations ont pris du retard en raison des problèmes logistiques pour rassembler les membres des Farc, ce qui ne change toutefois pas la date-butoir. Les Farc et l'ONU vont travailler ensemble pour fixer une nouvelle date de remise de ces 30%, puis du dépôt progressif de l'armement restant.
Les guérilleros des Farc ont terminé de se rassembler le 18 février, au lieu de fin décembre comme initialement prévu, dans 26 zones du pays, où ils doivent se démobiliser et préparer leur retour à la vie civile, sous la supervision de l'ONU. 
L'ONU, qui a assigné 450 observateurs internationaux à cette mission, a expliqué que le processus de désarmement débuterait par l'inventaire de "toutes les armes présentes dans les campements des Farc des 26 zones". Le "stockage graduel" de cet arsenal dans des conteneurs spécifiques commencera avec la remise des armes des 322 guérilleros qui font partie du Mécanisme de surveillance et vérification, organisme tripartite (guérilla, gouvernement et ONU) chargé de contrôler le cessez-le-feu bilatéral et définitif. "En parallèle et en coordination avec les Farc", la mission préparera ensuite la "destruction de l'armement instable comme les munitions, les mines et les explosifs", a précisé l'ONU.L'accord de paix signé en novembre prévoit notamment la transformation de la plus importante guérilla du pays en parti politique. Dès cette semaine, selon le Haut commissaire pour la paix, Sergio Jaramillo, 1.200 membres des Farc "devraient recevoir une résolution signée par le Haut commissaire pour permettre aux juges" de leur accorder l'amnistie négociée lors des pourparlers de paix pour ceux accusés de délits politiques ou connexes. La Colombie entend mettre fin à un conflit armé de plus d'un demi-siècle, qui a impliqué une trentaine de guérillas, des paramilitaires et les forces de l'ordre, faisant au moins 260.000 morts, plus de 60.000 disparus et 6,9 millions de déplacés.

La CGT a enquêté : « 1 offre d’emploi sur 2 est illégale sur pole-emploi.fr ! »

La CGT a enquêté : « 1 offre d’emploi sur 2 est illégale sur pole-emploi.fr ! »

Laurence Mauriaucourt
Mercredi, 1 Mars, 2017
Humanite.fr

La CGT a mené une enquête sur la qualité des offres diffusées sur le site de pole-emploi.fr. Le syndicat constate que 50,3% des offres mises à disposition des demandeurs d’emploi sont illégales. 
Par communiqué, la CGT fait état d’une enquête menées sur les 1 298 offres répertoriées par le site pole-emploi.fr  en date du 17 février 2017. Quinze enquêteurs formés ont identifié  le caractère purement « illégal » de 653 de ces offres d’emploi.
Une affirmation de taille qui vient jeter le trouble deux jours après la parution d’une analyse produite par Pôle emploi sur « la place du numérique dans la recherche de candidats par les employeurs », parue ce lundi.
« De l’offre qui propose un commerce pour 880 000 euros à celle qui propose un CDI se révélant en fait n’être qu’un CDD de quelques jours, en passant par le coup de pub de l’agence d’emploi, il y a pléthore d’exemples  tout aussi révoltants les uns que les autres », s’insurge la CGT qui fournit deux exemples . « Le comble, c’est que ces offres sont considérées comme des offres « raisonnables » et qu’elles peuvent servir à radier les privés d’emploi », souligne le syndicat qui conseille à « certains candidats à l’élection présidentielle et au Medef « de regarder la légalité des offres avant de vouloir accentuer le contrôle et les radiations des demandeurs d’emploi » ! Dernière sortie en date sur ce thème, celle d’Emmanuel Macron. L’ex-ministre candidat à la présidentielle, prônant « le retour au travail » a en effet prévenu, s’il est élu : "Quelqu'un qui est au chômage pourra refuser une offre d'emploi si elle ne lui convient pas. En revanche, il ne pourra pas refuser la deuxième".
A quelques jours de l'ouverture des négociations sur l'assurance chômage... 
« Les demandeurs d’emploi, souvent décrits comme des fraudeurs, ne sont pas prêts de s’en sortir avec des offres d’emploi qui n’en sont pas. Sachant qu’un demandeur d’emploi sur deux n’est pas indemnisé », souffle la CGT, qui pointe la Direction Générale de Pôle emploi et la Ministre du Travail « largement au courant de cette situation », Myriam El Khomri ayant été « déjà interpellée lors des questions au gouvernement ».
Cette enquête intervient à quelques jours de l’ouverture des négociations de l’assurance chômage. Pour la CGT, elle permet de confirmer que « les chômeurs ne sont en rien responsables de la situation catastrophique de l’emploi dans notre pays ». « En plus de la stigmatisation dont ils sont victimes, les demandeurs d’emploi subissent la double peine du chômage et des offres « bidons » qui s’ajoutent à la fermeture des agences de Pôle emploi l’après-midi et à la dématérialisation à outrance, mettant à mal le service public », contextualise encore le syndicat.
La Confédération se positionne ainsi une nouvelle fois  « contre la liquidation du service public » et  « demande le retour à un contrôle des offres d’emploi effectué par des agents formés ». La mise en place de tels contrôles permettrait d’ailleurs de créer immédiatement 300 emplois !
La CGT en profite pour encourager les agents de Pôle emploi, arguant qu’ils ont « raison de vouloir redonner tout son sens au service public, en étant dans la lutte le 6 mars 2017 ».

Gaz de schiste. Les mauvais tuyaux de la BNP

Gaz de schiste. Les mauvais tuyaux de la BNP

Eric Serres
Mercredi, 1 Mars, 2017
Humanite.fr

Un rapport des Amis de la terre accuse la BNP de vouloir aider au financement d'un projet de terminal d’exportation d’hydrocarbures non conventionnels au Texas. Outre un manquement aux engagements pris après les accords de Paris, ce sont tout d’abord les populations locales qui pourraient pâtir tant au niveau sanitaire qu’écologique de cette construction.
L’association des Amis de la terre en collaboration avec Rainforest Action Network et Save RGV from LNG (Save Rio Grande Valley from liquefied natural gaz), une association du Texas, a publié ce mercredi un rapport (voir ci-dessous) qui soupçonne la banque française BNP Paribas de financer en catimini des projets liés aux énergies fossiles. Celle-ci aiderait ainsi au montage financier d’un terminal d’exportation de gaz de schiste (Texas LNG) dans la vallée du Rio Grande, sur la côte sud du Texas « pour un coût d’environ de deux milliards de dollars ». Pour l’ONG le rôle de la banque serait primordial, au point qu’en cas de retrait de cette dernière : « il y a peu de chance que le projet puisse être mené à son terme », explique Lucie Pinson des Amis de la terre. Pour rappel, Texas LNG fait partie de l’un des soixante projets de terminaux d’exportation de gaz naturel liquéfié pour écouler à l’étranger la surproduction de gaz de schiste « made in Amérique du Nord ». Pour l’ONG, cette nouvelle dérive serait donc inacceptable : « C'est au nom du climat que BNP Paribas a adopté des engagements de réduction de ses soutiens au charbon. Mais agir comme s'il suffisait de stopper certains financements au charbon pour respecter l'objectif climatique de 1,5°C est au mieux une erreur, au pire une escroquerie. Non seulement toute nouvelle infrastructure fossile est aujourd'hui incompatible avec l'Accord de Paris, mais Texas LNG contribuerait à émettre autant de CO2 que 3,5 centrales à charbon, voire 7 en incluant les émissions de méthane. BNP Paribas doit immédiatement s'en retirer et adopter une politique qui exclut de ses soutiens tout nouveau projet d'énergies fossiles, et en particulier ceux de terminaux de gaz naturel liquéfié aux Etats-Unis ».

Le projet détruirait des sites archéologiques d'une extrême importance

Le rapport souligne aussi que le soutien de la banque remet en cause son engagement envers les Principes de l'Equateur (cadre de gestion des risques sociaux et environnementaux dont la banque est signataire). Ainsi, l'absence de consultation par l'entreprise Texas LNG de la tribu amérindienne Carrizo/Comecrudo, mettrait en danger, voir détruirait, des sites archéologiques d'une extrême importance. Les associations appellent donc BNP Paribas à ne pas commettre de nouveau les erreurs faites pour le Dakota Access Pipeline et à se retirer immédiatement du projet. Face à ces accusations, la banque silencieuse dans un premier, serait selon certaines sources, prête à engager le dialogue, prétextant à ce stade une méconnaissance du dossier. Elle serait aussi sur le pont pour mettre en place une politique plus stricte quant à ses investissements futurs, notamment en ce qui concerne les énergies non conventionnelles. A suivre.

Parrainages, qui parraine qui et comment ça se passe ?

Parrainages, qui parraine qui et comment ça se passe ?

Daniel Roucous
Jeudi, 2 Mars, 2017

C’est une première, tout(e) citoyen(ne) peut savoir qui parraine qui sur le site du Conseil constitutionnel. Voici comment et quelles sont les règles de parrainage.

Qui parraine qui ?

Les parrainages de candidats validés par le Conseil constitutionnel sont mis en ligne sur le site du Conseil constitutionnel.
Vous pouvez donc savoir qui parraine qui en cliquant sur puis sur le lien "tous les parrainages validés" ou directement sur
La liste de tous les élus parrainant sera mise à jour tous les mardis et vendredi jusqu'à la clôture de la campagne de parrainage le 17 mars 18 heures.
La différence avec les précédentes élections présidentielles est que tous les « parrains » sont connus et non plus 500 tirés au sort.
D'ores et déjà François Fillon a recueilli 738 parrainages soit largement les 500 nécessaires pour être candidat disons agréé. Cependant pour être acté, il doit, vous le lirez ci-après, communiquer à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique sa situation patrimoniale. Le Conseil conhstitutionnel doit veiller à cet effet que ce soit fait.
Vous pouvez consulter le nombre de parrainages par candidat sur

Qui peut parrainer un candidat à la présidence de la République ?

Précisons d’abord que pour être candidat à l’élection du Président de la République, il faut réunir 500 parrainages provenant d’au moins 30 départements… sans que plus de 10% d’entre eux ne puissent provenir d’un même département.
Autres conditions : être citoyen ou citoyenne français(e), avoir au moins 18 ans (et non plus 23 ans), jouir de ses droits civils et politiques et ne pas être dans un cas d’incapacité prévu par la loi notamment l’article 6 de la
Les candidats ayant validé leurs 500 parrainages doivent également fournir à la HATVP (Haute autorité pour la transparence de la vie publique) une déclaration de patrimoine. Le Conseil constitutionnel y veille et vérifie que cette déclaration soit rendue publique sur 15 jours avant le 1er tour de l’élection présidentielle (soit 15 jours avant le dimanche 23 avril 2017).
Alors qui peut parrainer un candidat à l’élection présidentielle ? Réponse : les grands électeurs, à savoir les députés y compris européens ressortissants français et élus en France, les sénateurs, les maires, maires de communes déléguées, maires délégués des communes associées, maires d’arrondissements de Paris, Lyon, Marseille, présidents des communautés de communes, des communautés d’agglomération, des communautés urbaines et des métropoles, tous les conseillers régionaux (y compris de la Guadeloupe qui n’a pas accepté d’être une collectivité territoriale unique) et départementaux, les conseillers de Paris, les conseillers des métropoles et ceux des assemblées de Corse, Guyane, Martinique, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna. Egalement : les conseillers territoriaux de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint-Pierre et Miquelon, ainsi que les conseillers à l’assemblée des Français de l’étranger.  
C’est eux qui élisent les sénateurs dont le renouvellement de 170 d’entre eux aura lieu le 24 septembre 2017.

Comment parraine-t-on un candidat ?

Chaque « parrain », parmi les grands électeurs ci-dessus, doit remplir le formulaire unique et numéroté qu'il a reçu de la préfecture par envoi recommandé. Il doit le dater, le signer et le retourner lui-même, sous enveloppe spéciale jointe au formulaire, par voie postale uniquement. Et non plus par porteur ou par l’intermédiaire du candidat parrainé.
La voie électronique n’a pas été actée et n’est donc pas possible pour cette élection.
C’est donc aux élus parrainant d’envoyer eux-mêmes les formulaires de parrainage. Et non de les remettre aux candidats pour qu’ils les envoient au Conseil constitutionnel comme auparavant.
Attention le droit de parrainer un candidat est personnel et ne peut pas être délégué notamment au remplaçant temporaire d’un maire… sauf si cet élu dispose lui-même d’un droit de parrainer. De même un élu disposant du droit de parrainage ne peut parrainer qu’un seul candidat et donc envoyer au Conseil constitutionnel qu’un seul parrainage.

En pratique :
- les formulaires et enveloppes ont été envoyés, en recommandé avec avis de réception, aux grands électeurs le jour de la publication au Journal officiel du décret de convocation des électeurs à l’élection présidentielle. Il s’agit du
- ces formulaires dûment remplis, datés et signés devront être retournés par les élus parrainant eux-mêmes (et non remis aux candidats) par voie postale uniquement au Conseil constitutionnel au plus tard le sixième vendredi précédant le premier tour du scrutin, soit le vendredi 17 mars 18 heures.
- chaque mardi et vendredi, jusqu’au 17 mars, le Conseil constitutionnel publie le nom de tous les élus parrainant ainsi que celui du candidat parrainé (plus de tirage au sort),
- dans le même temps, le Conseil constitutionnel vérifie la capacité électorale de chacun des candidats (être bien inscrit sur les listes électorales ou remplir les conditions pour y être inscrit comme nous l’expliquons ici  
- le Conseil constitutionnel s’assure que les personnes ayant valablement recueilli 500 parrainages consentent à être candidates et reçoit les déclarations de leur situation patrimoniale ainsi que l’engagement écrit, si le candidat est élu, d’en publier une au terme de son mandat qui rappelons-le est de 5 ans.
A défaut leur candidature est nulle.

François Fillon prend en otage la présidentielle

François Fillon prend en otage la présidentielle

Jeudi, 2 Mars, 2017
L'Humanité

Face à sa convocation par la justice, le 15 mars, le candidat LR a choisi la terre brûlée. Il s’en est pris violemment aux juges. Au risque d’alimenter un peu plus le climat délétère de la campagne. Le trouble grandit dans son camp.
 
Face à la nasse qui se resserre autour du financement présumé d’emplois fictifs, François Fillon a choisi l’outrance et la diatribe. Et, après avoir évoqué dimanche un « climat de guerre civile », d’ajouter une nouvelle touche à un climat électoral rarement aussi délétère. Hier, repoussant spectaculairement une visite au Salon de l’agriculture le matin, il a annoncé, dans une déclaration publique vers midi, sa convocation chez les juges le 15 mars. Sans jamais évoquer le fond des accusations qui empoisonnent le débat politique depuis plus d’un mois, le candidat LR s’est lancé dans une attaque d’une rare brutalité contre les juges. Signe de la crise, Bruno Le Maire a démissionné de l’équipe de campagne et l’UDI « suspend » son soutien. À gauche, Benoît Hamon condamne « une incroyable violence », Jean-Luc Mélenchon dit avoir « de la peine » pour la droite, qui mériterait « un candidat présentable, si j’ose dire », et Pierre Laurent estime que le maintien de cette candidature « pose beaucoup de problèmes démocratiques ». Lire la suite