mercredi 3 mai 2017

Débat télévisé. Macron contre Le Pen, mode d’emploi


Débat télévisé. Macron contre Le Pen, mode d’emploi

CAROLINE CONSTANT
MERCREDI, 3 MAI, 2017
HUMANITE.FR
La plateau du débat télévisé de ce soir, débat animé par Nathalie Saint-Cricq, pour France 2, et Christophe Jakubyszn, pour TF1. Photo : Reuters
La plateau du débat télévisé de ce soir, débat animé par Nathalie Saint-Cricq, pour France 2, et Christophe Jakubyszn, pour TF1. Photo : Reuters
Le débat qui oppose les deux derniers candidats de l’élection présidentielle se tiendra ce soir sur TF1 et France 2.
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La température du studio sera réglée à 19 degrés. Emmanuel Macron sera placé à gauche, Marine Le Pen à droite. Ce soir, la candidate d’extrême droite commencera le débat, celui d’En Marche le clôturera. Le CSA, mais aussi les équipes des deux candidats, ont veillé à ce que tous les détails de ce débat soient réglés au millimètre.
C’est donc Tristan Carné, le réalisateur de The Voice, qui a été choisi pour tenir les manettes de ce rendez-vous. Il avait déjà réalisé, sur TF1, le débat qui avait réuni cinq des onze candidats. Après moult considérations, la bataille verbale entre les deux candidats aura lieu sur TF1 et France 2, et sera retransmise sur BFMTV, CNews, Franceinfo et LCI. Il durera environ 2h20. Surtout, il sera animé par Nathalie Saint-Cricq, pour France 2, et Christophe Jakubyszn, pour TF1. Ce qui n’est pas allé de soi : le CSA a retoqué le duo Gilles Bouleau (TF1) et David Pujadas (France 2), déjà formé, parce qu’ils voulaient qu’une femme intègre ce duo de présentateurs. Puis Marine Le Pen et ses équipes auraient récusé la journaliste de TF1 Anne-Marie Coudray, qui avait réalisé une interview jugée trop musclée de la candidate du FN.

« Nous, présentateurs, devrons rester discrets »

Les journalistes ont préparé une soixantaine de questions, sur le chômage, l’Europe, l’économie, ont-ils confié à la presse. Mais, de l’aveu même de Michel Field, le directeur exécutif de l’information sur le service public, leur rôle va plutôt se borner à être « les maîtres des horloges », c’est-à-dire à vérifier que les temps de parole des candidats soient respectés. Le reste, ce sera de l’annonce de thèmes, et quelques relances, si les candidats s’ennuient. On n‘est jamais trop prudents. Ils ont déjà prévu d’être en retrait : « Ce sont les invectives entre les deux candidats qui marqueront le débat. Nous, présentateurs, devrons rester discrets », a déclaré Nathalie Saint-Cricq au Figaro. « Ce n’est pas comme dans une émission où nous entrons en contradiction avec notre interlocuteur », a-t-elle repris. Autant de respect dans un moment si grave forcerait presque la colère, si les journaux télévisés ne dégoulinaient pas déjà d’une terrible complaisance avec les candidats.

Le sinistre bilan des droites extrêmes au pouvoir


Le sinistre bilan des droites extrêmes au pouvoir

MERCREDI, 3 MAI, 2017
L'HUMANITÉ
Droits des femmes, presse, libertés, syndicats et migrants sont des cibles communes. Ici en Pologne en octobre 2016. Photo : Reuters/Kacper Pempel template out
Droits des femmes, presse, libertés, syndicats et migrants sont des cibles communes. Ici en Pologne en octobre 2016. Photo : Reuters/Kacper Pempel template out
Au pouvoir dans plusieurs pays, les droites réactionnaires jettent bas les masques et reviennent aux fondamentaux. Elles mènent des politiques contre les migrants et les syndicats et restaurent un exécutif fort en attaquant les contre-pouvoirs. Lire la suite
 

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La dirigeante du Front national, Marine Le Pen, cherche à montrer un nouveau visage : celui d’une extrême droite qui se serait convertie aux règles de la démocratie. Son accord, ce week-end, avec le « gaulliste » Nicolas Dupont-Aignan lui sert à accréditer cette thèse et à faire tomber les digues. Elle n’est pas seule, parmi les droites extrêmes, à faire valoir que, puisqu’elle aurait l’onction du suffrage universel, elle respecterait les règles élémentaires de la démocratie. Qu’en est-il quand ces droites réactionnaires sont au pouvoir ?
Elles sont déjà aux manettes à Washington, Budapest, Varsovie ou Ankara. Le mouvement syndical est attaqué. Les droits des migrants sont réduits, parfois, comme en Hongrie, en érigeant des murs et en emprisonnant les réfugiés. En Pologne, le pouvoir a tenté de s’en prendre aux droits des femmes.
Enfin, ces droites entendent installer un exécutif fort. Cela les conduit à vouloir changer les constitutions afin de renforcer les pouvoirs du premier ministre ou du président, ou de limiter les contre-pouvoirs que sont les cours constitutionnelles.
La liberté de la presse en prend un coup. Que « la main libre du marché » fasse son effet, ou que l’État intervienne directement dans la gestion au jour le jour des médias. Lire la suite

COMMUNIQUE DE "FEMMES SOLIDAIRES"


Communiqué de presse
L’extrême droite au pouvoir ?
Ne vous dites pas : « On verra bien ! »
Dites vous « On a déjà vu ! ».

« Nous formulons le voeu que nos enfants veuillent considérer l’existence
libre des êtres humains comme valeur suprême, que le droit à la vie, le droit à
la dignité personnelle et le droit à la liberté ne puissent plus jamais être violés.
Dans la coexistence des peuples, l’égalité sociale et la justice doivent
remplacer toutes les aspirations à la domination »
Le testament des femmes de Ravensbrück, Avril 1944

Femmes solidaires est un mouvement féministe, laïque, d’éducation populaire
implanté dans 190 quartiers en France. Notre association est riche de la diversité
des femmes qui la constituent depuis sa création : femmes françaises, femmes de
France, immigrées, issues de l’immigration, femmes d’ici et d’ailleurs. Nous
sommes nées des comités féminins de la Résistance, de la lutte contre le
fascisme, de la victoire sur le nazisme. Le serment des femmes de Ravensbrück,
aujourd’hui encore, guide notre action et chaque parole que nous posons. La
lutte contre le fascisme est dans notre ADN. Voilà pourquoi, au-delà de toutes
circonstances historiques, économiques ou sociales, nous ferons toujours barrage
au Front national dont les dirigeant.e.s sont les enfants de Pétain.
Nous vivons un entre deux tours terrifiant. D’un côté, les femmes en première
ligne des politiques publiques d’austérité craignent du social-libéralisme de
Macron. De l'autre, elles seront les premières victimes des politiques de
préférence nationale, sexistes et racistes de Marine Le Pen. Cependant les
femmes pourront décider au lendemain de l'élection et de façon démocratique de
combattre les dispositions de Macron. Pourront-elles vivre ou survivre aux
politiques nationale et internationale de Marine Le Pen, meurtrières pour les
peuples ?

LE 7 MAI, LE 11 JUIN ETRE A LA HAUTEUR DE NOS RESPONSABILITES


Le 7 mai, le 11 juin, être à la hauteur de nos responsabilités
Appel de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
Paris, le 2 mai
Dans cinq jours aura lieu le second tour de l’élection présidentielle. Tout doit être fait d’ici là pour
barrer la route de l’Elysée à Marine Le Pen. Pour stopper sa progression, en voix et en
pourcentages, en votant contre elle le 7 mai pour mettre son résultat le plus bas possible.
L'abstention ou le vote blanc ne suffisent pas pour atteindre cet objectif. Au-delà, le combat contre
la banalisation des idées et du bulletin de vote Front national doit s’amplifier sans relâche.
L’accession de l’extrême droite française aux immenses pouvoirs que confère la Vème République
au Président de la République serait un trop grave danger pour nos libertés et la démocratie, pour les
droits sociaux de tous et pour l’égalité, pour la paix.
Viendront alors, cinq semaines plus tard, les 11 et 18 juin, les élections législatives. Elles seront
décisives.
Fort du résultat de Jean-Luc Mélenchon le 23 avril, nous avons le devoir d'ouvrir de nouvelles
perspectives de victoire aux sept millions d’électeurs qui ont voté ainsi, et à toutes celles et ceux
qui, à gauche, peuvent se reconnaître dans une telle perspective. Nous ne voulons ni d’une
Assemblée nationale aux mains de l’extrême droite et de la droite, ni d’une Assemblée nationale
aux ordres d’Emmanuel Macron. Nous voulons une majorité pour changer. Utiliser le bulletin de
vote Emmanuel Macron pour battre Marine Le Pen, ce n’est pas soutenir son programme. Bien au
contraire, nous savons qu'il faudra faire reculer les dogmes libéraux et le pouvoir de la finance pour
ouvrir une perspective de transformation sociale, démocratique, écologique à notre pays.
La future majorité de l’Assemblée nationale n’est acquise pour personne. Ce sont les élections
législatives qui en décideront.
Les 11 et 18 juin, il faut poursuivre et amplifier dans chaque circonscription législative l’élan qui
s’est levé le 23 avril avec le vote Mélenchon, pour porter plus loin nos combats, leur donner plus de
force avec une représentation politique nationale et élire une majorité qui ne se soumettra pas au
futur Président de la République. Avec les communistes, je n’ai cessé de dire depuis un an que les
élections législatives auraient autant d’importance que l’élection présidentielle. Nous le vérifions
aujourd'hui. Je me réjouis que Jean-Luc Mélenchon ait annoncé dimanche qu’il entend s’engager à
fond dans cette nouvelle bataille « avec la France insoumise et ses alliés » pour remporter une
grande victoire législative.
Pour être à la hauteur de cette ambition, il est crucial que les forces qui ont permis le résultat du 23
avril, la France insoumise, le Parti communiste, Ensemble, les militants du Front de gauche, et
toutes celles qui voudront se joindre à elles pour cet objectif, unissent leurs énergies et présentent
dans chaque circonscription une candidature capable de porter le plus loin possible le résultat et,
dans des centaines d’entre-elles, de se qualifier au second tour et de l’emporter.
Les premières propositions discutées vendredi entre nos forces politiques envisagent un accord
limité à un petit nombre de circonscriptions. Ce n'est pas à la hauteur de la situation. Cela ne
dessine aucune ambition véritable. Il faut un accord large et national qui permette de gagner.
Ensemble, nous pouvons nous donner l’objectif de porter « la force du peuple à l’Assemblée
nationale ». C’est sous cette bannière commune, qui respecte tout à la fois la place singulière tenue
par notre candidat à la présidentielle et chacune de nos forces, que je propose de rassembler tous
nos candidats. Elle peut rassembler toutes les forces dont nous avons besoin pour gagner, qu'elles
soient ou non dans la France insoumise. C’est le sens des nouvelles propositions unitaires et
ambitieuses que nous porterons dès ce soir dans les prochaines discussions avec la France
insoumise et Ensemble. Les communistes les porteront auprès de leurs partenaires dans tous les
départements de France. Si chacun accepte ce principe respectueux de tous, une dynamique pour
gagner est possible. Je le souhaite. Le temps presse.
J'appelle toutes celles et tous ceux qui souhaitent cette dynamique de rassemblement à relayer cet
appel et à le faire vivre partout dans le pays. Ensemble, nous pouvons réussir.

mardi 2 mai 2017

MONSEIGNEUR GAILLOT MONTRER CE QU'EST LE FRONT NATIONAL


Mgr Gaillot : "Montrer de quoi est capable le Front national"

Pour la 22e année consécutive, à l’appel de l’Association des Travailleurs Magrébins de France, du MRAP et de la Ligue des droits de l’Homme, un émouvant hommage a été rendu sur le pont du carrousel à Paris, à Brahim Bouarram, un jeune Marocain de 29 ans assassiné le 1er mai 1995 par des militants du Front national. Cette année, ce rassemblement auquel s’étaient invités Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, avait une résonance toute particulière.

1er mai anti-FN : "Il faut éviter la catastrophe !"



1er mai anti-FN : "Il faut éviter la catastrophe !"

Juste avant le départ du défilé du 1er mai, place de la République, à Paris, des citoyens témoignent de leur inquiétude face au climat politique.

Défilés du 1er Mai : le refus de Le Pen, l’avertissement à Macron


Défilés du 1er Mai : le refus de Le Pen, l’avertissement à Macron

KAREEN JANSELME ET CÉCILE ROUSSEAU
MARDI, 2 MAI, 2017
L'HUMANITÉ
Partout en France, les manifestants ont fait bloc contre le Front national. Ici à Marseille.  Photo : Photo PQR/ La Provence
Partout en France, les manifestants ont fait bloc contre le Front national. Ici à Marseille. Photo : Photo PQR/ La Provence
Ce 1er Mai d’entre-deux-tours, loin d’occulter les revendications sociales, s’est surtout affirmé anti-Front national. Mais les manifestants ne sont pas prêts pour autant à donner un chèque en blanc à Emmanuel Macron. Lire la suite
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Bien sûr, ce ne fut pas une déferlante comparable à celle du 1er mai 2002. Personne ne s’attendait à cela, hier, après un résultat du premier tour de l’élection présidentielle qui n’a surpris personne, fruit de quinze années d’une dédiabolisation efficace du Front national orchestrée par la formation d’extrême droite elle-même, mais aussi par ses adversaires au pouvoir dont les politiques ont cultivé le terreau. Mais la réaction de Marine Le Pen aux défilés du 1er Mai, qu’elle a assimilés à la « chienlit et (au) laxisme que je ne veux plus voir dans nos rues » en profitant des exactions d’une poignée de casseurs, en dit plus long sur la réussite de la journée d’hier que le nombre de participants aux manifestations. 80 000 à Paris, 40 000 dans les Bouches-du-Rhône, 15 000 à Toulouse, 8 000 à Lyon, 6 000 à Nantes, 4 000 à Bordeaux et Strasbourg… C’est d’abord le refus du FN et de ses idées qui a drainé une foule plus dense qu’à l’accoutumée, en dépit de syndicats défilant parfois en ordre dispersé. L’extrême droite est l’« ennemie » des travailleurs et de ses organisations, a ainsi réaffirmé hier le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, en tête du cortège parisien CGT-FO-Solidaires-FSU. Même si l’idée de voter pour Emmanuel Macron continue d’être un crève-cœur pour beaucoup de militants attachés au progrès social, dont nombre hésitent encore sur le choix qu’ils feront le 7 mai.  Lire la suite